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Thème : serviteur, fils et ami
Ecritures : Jean 15 :15
Vérité fondamentale : Il n’y a pas de succès sans successeur.
Pour réussir dans le monde hautement compétitif d’aujourd’hui, il est essentiel pour l’organisation (église, entreprise, nation, etc) de privilégier le développement de leaders au sein de son personnel. Les systèmes deviennent désuets, les édifices se délabrent, et les appareils s’usent mais le personnel, lui, progresse et se développe pour devenir plus efficace dès qu’il a des dirigeants qui croient en eux. Le potentiel de croissance d’une organisation est directement lié au potentiel de son personnel. Vous ne pouvez pas agir seul. Si vous voulez devenir un leader des plus efficaces, vous devez vous entourer d’autres leaders aussi efficaces. Ils détermineront le degré de vos succès ou de vos échecs. Des leaders faibles donnent une organisation sans vigueur et inefficace. Des leaders forts donnent une organisation forte et puissante. Tout dépend du leadership. Jésus qui n’avait que trois ans pour accomplir Sa mission, s’est consacré à former une équipe. Il a compris qu’un leader se sent mieux quand il forme et dirige une équipe de leaders. Son ministère était confiné dans une petite région et limité à une courte durée, trois ans. Mais il savait que son ministère pouvait demeurer pendant longtemps et devrait s’étendre plus loin grâce aux membres de son équipe. L’équipe devait continuer son œuvre sur la terre. La formation d’une équipe est un travail de longue haleine, mais son dividende est grand. Un héritage n’est créé que quand une personne met son organisation dans la position où elle fait de grandes choses sans lui. La capacité à se former un successeur compétent est un signe distinctif des meilleurs leaders. Au bout du compte, si tes collaborateurs ne peuvent pas se passer de toi, c’est que tu n’as pas su faire émerger d’autres leaders. Il faut transmettre le flambeau. Enseigner aux autres à devenir des leaders, c’est comme passer le bâton dans une course de relais. Si on court bien, mais qu’on est incapable de passer le relais à un autre coureur, on perd la course. Mais si on court bien, qu’on recrute et forme d’autres bons coureurs, et qu’on leur apprend à passer le relais en douceur, on peut gagner. Et, en matière d’influence, si on est capable de passer continuellement le relais, l’effet multiplicateur est incroyable. Considérez les retombées dont bénéficiera votre organisation si vous créez des leaders capables non seulement de vous suivre, mais aussi d’influencer d’autres personnes et de les former. Il n’y a pas de succès sans successeur, il n’y a pas de successeur sans formation, il n’y a pas de formation sans soumission, et il n’y a pas de soumission sans soumission.
Concernant la succession, il y a
1. Le discipolat classique
C’est le genre de formation qui se donne dans les écoles ou centres de formation académique. Dans ce cas de figure, le maître ne suit ni n’encadre le disciple au-delà de la matière dispensée. Le disciple suit les enseignements d’un maître sans que ce dernier ne s’investisse de quelque autre manière dans le disciple.
2. Le discipulat du ministère.
Ici, le maître cherchera des disciples fidèles, aptes à apprendre, capables d’enseigner et disponibles, pour prolonger sa vision aussi bien par la formation que par la pratique. Le contact entre maître et disciple demeure l’élément principal. Exemple de Jésus et ses disciples, Paul et Timothée., Ruth et Naomi, Viser en priorité la vision du maître, serviteur.
3. Le discipulat de succession est celui par lequel le leader s’investit dans le disciple pour le préparer à sa succession. Celui qui est appelé à la succession doit passer par le discipulat du ministère avant d’accéder au discipulat de succession. Le disciple appelé à la succession doit être un fils pour son père et un ami pour son maître. Josué s’est toujours considéré comme simple serviteur pour son maître et fils pour son père Moïse.
Il y a des fils qui ne sont pas forcément ami de leur père et par conséquent les relations restent superficielles, par contre ceux qui sont amis reçoivent de plus grands trésors de connaissances, fruit de l’intimité. Guéhazi fut fils pour Elisée le prophète mais n’appris pas tous les secrets du maître parce qu’il ne fut pas son ami. Il le servait et lui obéissait fidèlement mais n’avait pas la même pureté du cœur de son maître ni la même dévotion vis-à-vis de l’Eternel (2 Rois 4 :31-33). Judas par contre, fut appelé ami par Jésus, mais finit quand même par le trahir parce qu’il n’était pas son fils, il était le fils de la perdition (Jean 17 :12).
Christ dira dans Jean 15 :15 : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelé ami, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père ». Le serviteur se contentait d’accomplir le travail exigé, mais les amis ont la confiance du maître. A un ami, nous révélons nos plans d’avenir et partageons des sujets confidentiels. Guéhazi était auprès du prophète mais n’avait pas l’esprit du prophète. Elisée a suivi Elie jusqu’au bout et pour cela qu’il a reçu le manteau d’Elie. L’onction se communique par l’association, l’entourage et l’influence.