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Thème : comment faire face à la critique
Ecritures : Proverbes 26 :20 ; Matthieu 9 :11 ; Jean 8 :48; 1 Pierre 2 :21-23
Vérité fondamentale : Apprenez à vous servir de la confrontation comme d’un outil de croissance personnelle
Quand on commence à vous raconter des ragots, ayez le courage d’objecter : « Arrête, je t’en prie. Je n’ai pas besoin de savoir ça : T’es-tu adressé directement à cette personne ? De toute façon, les gens qui vous tiennent des propos de ce genre vous critiqueront aussi à coup sûr, car ils ne sont pas dignes de confiance. Si vous écoutez les commérages, Dieu dit que vous êtes un fauteur de troubles (Proverbes 17 :4) « L’homme mal intentionné prête l’oreille aux paroles malveillantes et le menteur écoute les mauvaises langues ». Malheureu-sement, dans le troupeau de Dieu, les plus grandes blessures proviennent généralement des autres brebis, et non des loups. Le meilleur moyen de mettre un terme à un conflit dans une assemblée ou dans un petit groupe consiste à convoquer ceux qui répandent de tels ragots pour les prier de cesser. Salomon l’avait observé : « Quand il n’y a plus de bois, le feu s’éteint ; quand il n’y a plus de mauvaise langue, la querelle cesse » ((Proverbes 26 :20).
Vous ne garderez pas le silence lorsque votre frère ou votre sœur péchera, mais que ce qui est dit au sein du groupe ne sera pas divulgué et sera réglé par les membres du groupe sans qu’aucun ragot ne filtre au dehors. Le Seigneur déteste les commérage, surtout lorsqu’ils se parent du titre pompeux de « sujets de prière » pour quelqu’un d’autre. Selon les Ecritures, « le fourbe sème la discorde, et le rapporteur sème de brouille entre des amis ».(Proverbes 16 :28). Les ragots blessent et divisent, et la Parole de Dieu nous demande clairement de sanctionner ceux qui causent des divisions parmi les chrétiens ( Tite 3 :10). Même s’ils se mettent en colère et qu’ils quittent votre groupe ou votre assemblée lorsque vous leur reprochez leurs paroles inconsidérées, l’harmonie de l’assemblée est plus importante que l’ego d’un individu.
Notre habileté à accepter la critique peut faire toute la différence. Personne ne reste indifférent devant la critique ; elle nous pousse à réagir d’une manière ou d’une autre, positivement ou négativement. Si vous êtes traumatisé par la critique destructive, vous deviendrez amer, votre personnalité et votre façon de voir les choses deviendront négatives. Faire face à la critique est l’une des leçons les plus difficiles que nous arrivons à apprendre. Il faut apprendre que si l’on veut accomplir de grandes choses pour Dieu, il se trouvera toujours quelqu’un pour nous mettre des bâtons dans les roues. Il faut adopter une approche positive. Il y a un vieil adage qui dit : « Rien ne se perd, rien ne se crée ». Ceci est particulièrement vrai en ce qui a trait aux attitudes. Si vous êtes une personne critique et négative, votre vie ne sera pas donc douce. Par contre, si vous voyez les choses de façon positive et avec allégresse, cette allégresse vous sera rendue. Deux groupes d’individus sont très fortement exposés à la critique. Il y a d’abord les leaders. Aristote le dit bien : « La critique est une chose que l’on peut aisément éviter en ne disant rien, en ne faisant rien et en n’étant rien ». Oui, la critique est l’un des prix qu’il faut payer si l’on veut être un leader. En voulant vous démarquer de la foule, vous vous placez dans une situation vulnérable et vous devez être prêt à faire face à la critique. Le leader s’élève au-dessus de la critique. Si vous êtes prêt à prendre des risques et à vous mouiller, il y aura toujours quelqu’un qui souhaitera vous enfoncer la tête sous l’eau. Ne laissez pas cette menace vous empêcher de vous réaliser pleinement. Devenez maître de la situation. A la fin de sa vie, John Wesley s’est lié d’amitié avec William Wilberforce. Ce dernier a été le leader incontesté du combat abolitionniste avant la guerre de Sécession. Il s’est heurté à la haine de marchands d’esclaves et de tous ceux qui voyaient leurs intérêts commerciaux menacés. Les rumeurs ont laissé entendre qu’il était un batteur de femmes. Son caractère, sa morale, et ses motifs ont été discrédités dans une bataille rangée qui a duré trente ans. Sur son lit de mort, John Wesley a écrit à Wilberforce : « A moins que Dieu ne vous ait expressément destiné pour accomplir cette tâche, vous serez écrasé par l’opposition des hommes et des démons ; mais si Dieu est avec vous, qui peut être contre vous ? Sont-ils tous plus forts que Dieu ? Ne vous lassez pas de bien faire les choses. » William Wilberforce n’a jamais oublié ces mots de John Wesley. Ils l’ont aidé à poursuivre sa route même lorsque toutes les forces de l’enfer se sont dressées contre lui. Pour ces deux groupes d’individus, la question à se poser n’est pas : « Est-ce que je devrai faire face à la critique ? », mais « comment est-ce que j’y ferai et quel enseignement est-ce que je pourrai en tirer ? Il est possible d’apprendre à se servir de la confrontation comme d’un outil de croissance personnelle et les dix suggestions que nous étudierons prochainement pourront vous être utiles. Une des façons dont les gens réagissent à la critique est d’être astucieux : celui qui accepte allègrement la critique. Il en tire un enseignement et en fait un outil de croissance personnelle.